La Fonte Ardennaise va investir 4 millions d’euros à Vivier-au-Court

La Fonte Ardennaise (LFA) va intégrer une unité de régénération de sable de fonderie à Vivier-au-Court (Ardennes) au prix d’un investissement de 4 millions d’euros. Une première en France dans le domaine de la sous-traitance.

La Fonte Ardennaise souhaiterait recycler dans l'avenir 90 % du sable utilisé dans ses fonderies ardennaises.

Entreprise majeure de l’économie ardennaise, employant 650 salariés sur ses sites de production de Vrigne-aux-Bois, Vivier-au-Court et Haybes, La Fonte Ardennaise s’apprête à engager un investissement de 4 millions d’euros dès 2021 dans une unité de régénération mécanique de sable de fonderie qui sera installée à Vivier-au-Court.

"Cette unité nous permettrait, à terme, de réutiliser du sable en le mettant en recirculation à hauteur de 90 % dans le processus de production. Mais aussi d’éviter de mettre en décharge 20 000 tonnes de sable au centre d’enfouissement d’Eteignières, de réduire les flux de transport de camions entre nos usines et le Plateau (1 000 déplacements par an) et d’économiser les ressources naturelles de sable de carrière tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre" explique Nicolas Grosdidier qui s’inscrit ainsi dans une démarche écoresponsable et vertueuse plutôt tendance avec les enjeux environnementaux.

Nicolas Grosdidier, le président du groupe LFA, a présenté ce projet au préfet des Ardennes, Jean-Sébastien Lamontagne.

Ce pari sur l’avenir novateur sera, en effet, présenté dans le cadre du plan gouvernemental "France Relance". Les dirigeants de LFA ayant répondu à l’appel d’offres dès le mois de juillet 2020 en sollicitant le soutien des pouvoirs publics. Ils espèrent, bien sûr, que leur dossier après instruction sera retenu de manière à concrétiser plus vite cet investissement sur le terrain.

Le projet semble, en tout cas, répondre parfaitement aux critères du plan de 100 milliards d’euros déployé par le gouvernement autour de trois axes : l’écologie, la compétitivité et la cohésion.

Dix emplois seront créés pour assurer le suivi et le pilotage de ce processus inédit.